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la table ronde - Page 3

  • La Crevette et l'Anémone de Leslie Poles Hartley

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    • la crevette et l'anémone, Eustache et hilda, Leslie poses Hartley, l. p. hartley, classique anglais, éditions de la table ronde, tome 1Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Crevette et l'Anémone ?

       "J'ai beaucoup aimé le Messager, du même auteur, et je dois avouer que la Crevette et l'Anémone m'intriguait déjà depuis un certains temps alors je n'ai pas su résister à cette édition de la trilogie parées de nouvelles couvertures aux couleurs douces et harmonieuses."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Eustache et Hilda passent des heures à jouer sur la plage. Le petit garçon vénère sa grande soeur et fait - presque - tout ce qu'elle lui demande. Alors lorsqu'elle l'incite à parler à la vieille Miss Fothergill dont il a pourtant peur, il finit par céder, sans se douter que son destin pourrait s'en trouver chambouler..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'avais quand même une petite appréhension en commençant ma lecture parce que le Messager est un roman chargé d'amertume et que ce n'est pas forcément ce que j'avais envie de lire. Je ne peux pas dire que celui-ci en soit dépourvu mais ce n'est pas le sentiment qui domine, du moins, pas dans ce premier tome. Le roman est assez court, les pages se tournent toutes seules et j'ai trouvé cette lecture charmante. La cruauté des petites filles m'a rappelé les enfants de Marcel Pagnol et j'aurais vraiment aimé que l'ont ait plus de contexte dès le départ pour apprécier Hilda à sa juste valeur, ce qui s'est avéré difficile. Les adultes non plus ne sont pas très sympathiques d'ailleurs, j'en ai peur, si ce n'est Miss Fothergill que l'on voit bien trop peu. Mais le héros, c'est Eustache de toutes façons, et c'est un petit garçon sensible, craintif et extrêmement attachant. J'espère qu'il le restera et je suis très intéressée par la façon dont il évoluera au fil des tomes mais pour le moment, je l'aime beaucoup."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Si je n'avais pas eu tant de lectures qui m'attendaient déjà, j'aurais très certainement enchainé directement avec le deuxième tome et je suis vraiment impatiente de retrouver Eustache.

       PS : un petit regret tout de même pour une énorme erreur de traduction qui a persisté jusqu'à cette édition. Si vous entendez parler de "toboggans", ce qu'il faut comprendre par là, c'est "luge" en fait..."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "La Crevette et l'Anémone" ?

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  • Les Oracles de Margaret Kennedy

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    • les oracles,margaret kennedy,mathieu persan,les éditions de la table ronde,littérature anglaise,vintage classicMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Les Oracles ?

       "J'ai adoré le Festin de Margaret Kennedy, réédité aux éditions de la Table Ronde et j'ai eu un avis beaucoup plus mitigé sur le suivant, Divorce à l'Anglaise. J'avais hâte de savoir si celui-ci pencherait plutôt du côté du premier ou du second."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Alors qu'un violent orage a secoué la petite ville de Summersdown sans faire de gros dégâts, il se pourrait bien que ses répercussions n'aillent finalement bien plus loin que l'on a pu le penser au premier abord..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Je ne vais pas faire durer le suspense éternellement, je dirais que cette lecture se situe parfaitement au croisement des deux autres. Je n'ai pas eu de coup de coeur mais j'ai bien aimé tout de même. C'est un petit peu long à démarrer et à se mettre en place et une partie de l'histoire, celle des enfants, est indéniablement plus interessante que le reste. On y retrouve une vision assez pessimiste du couple que l'on commence à reconnaître chez Margaret Kennedy, une connaissance certaine de la nature humaine et humour noir que j'apprécie beaucoup. Il est peut-être plus léger que dans le Festin mais cette histoire de sculpture est quand même d'une ironie mordante. J'aurais aimé qu'elle finisse avec plus d'éclat et que le roman se termine sans amertume mais cela n'en rend le récit que plus réaliste. Si l'expérience ne fut pas du tout désagréable donc, je ne suis pas certaine pour autant que cette lecture me marquera durablement."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je reste curieuse de découvrir le reste de l'oeuvre de Margaret Kennedy et de savoir quel texte choisira de nous proposer la maison d'édition la prochaine fois mais mon engouement du début commence peut-être à s'essouffler un peu."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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  • Divorce à l'Anglaise de Margaret Kennedy

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    • Margaret Kennedy, vintage classic, divorce à l'anglaise, littérature anglaise, mathieu persan, éditions de la table rondeMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Divorce à l'Anglaise ?

       "Le Festin, réédité l'année dernière chez le même éditeur, a été l'un de mes plus jolis coups de coeur de 2022, ce n'est donc rien de dire que j'attendais celui-ci avec grande impatience. Et puis, couverture de Mathieu Persan quoi."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "Betsy est décidée, Alec et elle doivent divorcer. C'est entendu entre eux, tout est réglé et se déroulera dans la plus grande cordialité. Mais la mère de ce dernier n'est pas d'accord, elle, et elle est déterminée à venir y mettre son grain de sel..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "Au départ, ça commençait bien. J'ai retrouvé ce que j'aime dans la plume de Margaret Kennedy, son humour, sa finesse, son analyse psychologique. Elle a quelque chose de Jane Austen, j'ose le dire. Après, il y a l'écriture bien sûr, mais il y a aussi l'histoire que raconte l'auteur. Ici, très vite, j'ai compris que pour moi le plaisir de lecture serait très limité. C'est précisément le genre de récit que je n'aime pas, une famille qui se délite par bêtise, fierté, manque de communication. Regarder des gens qui auraient tout pour être heureux déconstruire pas à pas leur vie et se rendre misérables ne me procure aucune espèce de joie, satisfaction ou je ne sais quoi d'autre. Je peux reconnaître toutes les qualités littéraires à ce roman, il n'en reste pas moins que je n'ai pas aimé, et j'en suis la plus peinée."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "J'ai malgré tout plus apprécié la fin que le reste, le rythme s'accélère et après quelques rebondissements, chacun reprend sa vie et accepte son lot. Que faire d'autre..."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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    Alors, vous craquez pour "Divorce à l'Anglaise" ?

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